26/06/12 : Le point sur les négociations
On sait que les représentants du Mouvement de Libération de l’Azawad (touaregs laïques) et ceux du groupe Ansar Dine (touaregs islamistes) ont rencontré Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso et médiateur dans la crise qui secoue actuellement le Nord Mali. Ce lundi, les représentants d’Ansar Dine ont affirmé vouloir privilégier la négociation alors que Compaoré avait inscrit comme préalable le rejet de tout accord avec AQMI, la branche d’Al Qaïda au Sahel et en nord Afrique. Au même moment, le CEDEAO confirme son intention d’envoyer une force d’intervention de 3300 hommes au secours de l’armée malienne au cas où les négociations échoueraient. Il s’agirait d’une armée de terre tandis que la France et les États-Unis, information non confirmée, apporteraient leur soutien au niveau de l’intendance générale et de l’appui aérien.
Du côté de l’Algérie, (trop) longtemps muette dans ce débat, on précise aujourd’hui être confiant dans une solution négociée. Comme cela est souvent arrivé dans le passé, mais dans des proportions plus mesurées, il apparaît que la crise actuelle est avant tout une facette de l’éternel lutte de pouvoir entre les nomades du nord-sahélien et le gouvernement central malien. La grande différence avec le passé est que les mouvements intégristes et terroristes sont maintenant bien installés dans cette zone de non-droit et qu’ils entendent bien en faire une base essentielle de leurs actions.
Pour l’avenir de nos projets, on prie,…toutes confessions confondues, pour que cette négociation aboutisse tout en espérant que les grandes nations vont apporter aux Maliens le soutien nécessaire pour les installer dans une paix durable.
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